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21 de dezembro de 2016

La main de Lobo Antunes / A mão de Lobo Antunes

“On écrit quand le cerveau descend dans la main.”



Vous trouverez cette belle définition du travail de l’écrivain dans le premier numéro de ‘L’Entretien’, promenade inspirée avec quelques bons artistes du moment éclairant autant leur art que notre époque.

Et quand la main est heureuse, elle va toute seule, elle trouve son chemin, elle vous échappe et fait ce qu’elle veut. L’écrivain est moins celui qui raconte des histoires structurées par des intrigues incarnées par des personnages, que cette main heureuse qui entend des voix et tâtonne dans le noir. Des voix viennent, une main va, le noir le devient moins. La pensée qui se prolonge en geste donne l’écriture, don incertain qui fait vivre celui qui donne et exister celui qui reçoit.

“Écrire c’est comment écrire, ce n’est pas tellement l’intrigue ou l’histoire, c’est la manière dont tout cela est fait et dont un bon livre nous révèle à nous-mêmes” précise Antonio Lobo Antunes.

Ses titres sont des légendes de tableaux, des fragments de rêves, des ritournelles d’enfants, ‘Que ferai-je quand tout brûle ?’‘Il me faut aimer une pierre’, ‘Je ne t’ai pas vu hier dans Babylone’, ‘Bonsoir les choses d’ici-bas’, ‘Quels sont ces chevaux qui jettent leur ombre sur la mer ?’ ‘Au bord des fleuves qui vont’. Parfois ils ont la brutalité exaltée des traités antiques ou des sermons mystiques médiévaux, ‘L’ordre naturel des choses’, ‘La nature des dieux’, ‘Connaissance de l’enfer’, ‘Explication des oiseaux’, ‘Exhortation aux crocodiles’, ‘Le Manuel des inquisiteurs’. Certains semblent tout droit sortis de bons vieux romans picaresques, ‘Le cul de Judas’, ‘La farce des damnés’, ‘Le retour des caravelles’.

“L’écrivain est moins celui qui raconte des histoires que celui qui entend des voix ”

‘Jusqu’à ce que les pierres deviennent plus légères que l’eau’ sera sans doute le titre de son prochain livre.

Eduardo dos Santos, qui règne sur l’Angola depuis trente-sept ans, pays où Lobo Antunes participa comme médecin à la guerre de décolonisation dans les années 70, vient de placer sa fille, un de ses frères et une de ses sœurs aux postes clés du pouvoir, soit respectivement à la tête de la compagnie pétrolière publique, du fonds souverain d’État et du comité du MPLA. Ces trois-là, maîtres par leur pouvoir dynastique de 26 millions d‘Angolais, lisent peut-être celui qui fut médecin et psychiatre avant de devenir écrivain. Mais rien n’est moins sûr.

Dos Santos et Lobo Antunes ont exactement le même âge, 74 ans. À leur mort, le premier sera plus pleuré que le second, plus pleuré mais moins regretté. Il a fallu des guerres, des larmes et du sang pour établir le pouvoir de l’un, presque rien pour établir le règne de l’autre.
Il faut bien peu de choses pour faire un idiot fulgurant, puisque c’est ainsi que Lobo Antunes qualifie l’écrivain. D’autres écrivains aimés contre qui l’on écrit pour se défaire de leurs sortilèges, quelques phrases solitaires qui transfigurent votre expérience de la vie, un combat acharné contre sa propre langue, pas mal de solitude et encore plus de travail.

L’idiot fulgurant
Son chemin, le Portugais l’a trouvé en pensant au tennis.

Lisant par hasard une chronique sportive dans un journal américain, il tombe sur une explication de la supériorité de Borg : alors que les autres joueurs jouaient au tennis, le Suédois, lui, faisait autre chose. Il ne jouait pas au tennis, il faisait autre chose. Et l’écrivain de s’appliquer aussitôt la loi de Borg : “Je devais trouver mon chemin, je me disais, il ne faut pas que tu écrives des histoires, il faut que tu trouves autre chose”. Ainsi se mit-il à écouter des voix au lieu d’enchaîner des récits, ainsi fit-il du texte un espace stéréophonique sans début ni fin au lieu d’une petite bobine à dérouler le fil des histoires. L’idiot fulgurant était né, et avec lui l’homme qui écoute au lieu de parler, qui traque la présence des choses sous le voile du langage, qui capte dans la plus minuscule des expériences l’unité de la vie tout entière, qui laisse le cerveau descendre dans la main. Ensuite ? Presque rien puisque tout était posé. Quelques bonheurs de phrases comme avec Tchékhov : “Descends, descends là où sont les autres et mets-toi parmi eux”.

“Borg ne jouait pas au tennis, il faisait autre chose. Et l’écrivain de s’appliquer aussitôt la loi de Borg”

Ou avec Dickens : dans ‘Les Temps difficiles’, il y a ce passage, extrait d’un dialogue entre le fils et sa mère mourante. “Souffres-tu, chère maman ?” Et la mère de répondre “J’ai l’impression qu’il y a une douleur dans ma chambre mais je ne sais pas si elle m’appartient”. On croit mettre le monde au clair en le mettant en mots : illusion de l’intelligence dont l’idiot fulgurant n’est pas dupe.

“On écrit toujours dans le noir, on est profondément aveugle. On se pense lucide, doué d’intelligence. Peut-être est-on seulement l’enfant que l’on a toujours été, l’enfant qui tâtonne pour essayer de se frayer un chemin dans un monde qu’il ne connaît jamais tout à fait, qui le surprend à chaque pas, qui peut le faire rire ou pleurer à tout moment…”

Le mot silence
Plus le cerveau descend dans la main, et moins la main met la main sur les choses. Celles-ci s’effacent en mots qui s’effacent à leur tour en musique. “Dans l’écriture c’est la musique qui prime. Tout art tend vers la musique et la musique tend vers le silence. Nous ne faisons que tendre vers le silence et essayer de chasser les mots de nos livres. Derrière les mots, et entre les mots, il y a le mot silence. Comme dans les tableaux de Vermeer. Le temps s’insère dans les fissures des tableaux de Vermeer comme un mystère dans un autre mystère.”

L’entretien s’achève. Il nous a donné d’oublier, un instant, le bruit des bombes sur Alep, les miaulements des petits chats qui vont s’étriper pour la primaire de gauche, les bruits de botte des nouveaux cow-boys américains et la fin de règne de la dynastie Dos Santos.

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«Escreve-se, quando o pensamento desce para a mão.»

Encontrarão esta belíssima definição do trabalho do escritor, no primeiro número da «Entrevista», um passeio inspirado nalguns dos melhores artistas da actualidade, que lançam luz quer sobre a sua arte, quer sobre a nossa época.

E quando a mão é feliz, ela move-se sozinha, encontra o seu caminho, escapa-vos e acaba por fazer o que ela entende. O escritor não é tanto aquele que conta histórias estruturadas por intrigas encarnadas pelas personagens, mas antes esta mão feliz que ouve vozes e tacteia no escuro. As vozes chegam, a mão move-se e o escuro torna-se menos escuro. O pensamento prolonga-se no gesto, dá lugar à escrita, um dom indefinido que dá vida àquele que oferece e existência ao que a recebe.  

«Escrever é como escrever, não é propriamente a intriga ou a história, é antes o modo a partir do qual tudo isso é feito e em que todo o bom livro se revela a nós próprios», esclarece António Lobo Antunes.

Os seus títulos são lendas de quadros, fragmentos de sonhos, lengalengas de crianças,  “Que Farei Quando Tudo Arde?”; “Eu Hei-de Amar Uma Pedra”; “Ontem Não Te Vi em Babilónia”; “Boa Tarde às Coisas Aqui em Baixo”;“ Que Cavalos São Aqueles Que Fazem Sombra no Mar?”; “Sôbolos Rios Que Vão”. Por vezes, eles assumem a brutalidade exaltada dos tratados antigos ou dos sermões místicos medievais, “A Ordem Natural das Coisas”; “Da Natureza dos Deuses”; “Conhecimento do Inferno”; “Explicação dos Pássaros”; “Exortação aos Crocodilos”; “Manual dos Inquisidores”. Alguns parecem ter saído directamente dos bons velhos romances picarescos, “Os Cus de Judas”; “Auto dos Danados”; “As Naus”.

“ O escritor não é tanto aquele que conta histórias, mas antes o que ouve vozes ”

“Até Que as Pedras se Tornem Mais Leves Que a Água” será, sem dúvida, o título da sua próxima obra.

Eduardo dos Santos, que reina sobre Angola há trinta e sete anos, país onde Lobo Antunes cumpriu serviço militar como médico, durante a guerra da descolonização, nos anos 70, acaba de colocar a sua filha, um dos seus irmãos e uma das suas irmãs em lugares-chave do poder, respectivamente, a chefiar a companhia petrolífera pública, a gerir os fundos de investimento financiados com dinheiros públicos e a presidir ao comité do MPLA. Estes três, donos pelo seu poder dinástico de 26 milhões de angolanos, lêem talvez aquele que foi médico e psiquiatra, antes de se tornar escritor. Mas não é certo que assim seja.

Eduardo dos Santos e Lobo Antunes têm exactamente a mesma idade, 74 anos. À sua morte, o primeiro será mais chorado que o segundo, mais chorado, mas menos lamentado. Foi preciso haver guerras, lágrimas e sangue para estabelecer o poder de um, e quase nada para estabelecer o poder do outro. É preciso muito pouco para fazer brilhar um idiota, já que é assim que Lobo Antunes classifica o escritor. Outros escritores amados contra quem se escreve para se desfazer dos seus sortilégios, algumas frases soltas que mudam a vossa experiência de vida, numa luta encarniçada contra a sua própria língua, nada mau no que diz respeito a solidão e mais ainda de trabalho.  

O idiota brilhante

O português encontrou o seu caminho, pensando no ténis.

Ao ler por acaso uma crónica desportiva num jornal americano, António Lobo Antunes depara-se com uma explicação da superioridade de Borg: enquanto os outros jogadores jogavam ténis, o sueco fazia outra coisa. Não jogava ténis. O escritor apoderou-se imediatamente da lei de Borg: “ Tinha de encontrar o meu caminho; dizia para mim mesmo: não tens de escrever histórias, precisas de encontrar outra coisa.” Assim, pôs-se a ouvir vozes em vez de encadear narrativas, fazendo, deste modo, do texto um espaço estereofónico sem princípio nem fim, em vez de uma pequena bobina que desenrolasse o fio das histórias. Tinha nascido o idiota brilhante, e com ele o homem que ouve, em vez de falar, que segue de perto a presença das coisas sob o véu da linguagem, que capta na mais minúscula das experiências a unidade da vida por completo, deixando fluir o pensamento para a mão. E de seguida? Quase nada, uma vez que tudo estava colocado. Algumas frases felizes como em Tchékhov: “Desce, desce para onde se encontram os outros e posiciona-te entre eles”.

“Borg não jogava ténis; fazia outra coisa. E o escritor apoderou-se imediatamente da lei de Borg”

Ou com Dickens, em “Tempos Difíceis”: há uma passagem, extraída de um diálogo entre o filho e a sua mãe moribunda. “Estás a sofrer, querida mãe?” E a mãe respondeu-lhe: “Tenho a impressão que há um sofrimento no meu quarto, mas não sei se me pertence.” Acredita-se em tornar o mundo mais claro, colocando-o em palavras: ilusão da inteligência da qual o idiota brilhante não está enganado.

“Escreve-se sempre no escuro; é-se completamente cego. Julgamo-nos lúcidos, dotados de inteligência. Talvez não sejamos senão a criança que sempre fomos, a criança que, às apalpadelas, procura traçar um caminho no mundo que desconhece completamente, que o surpreende a cada passo dado, que pode fazê-lo rir ou chorar a qualquer momento.

A palavra silêncio

Quanto mais o pensamento desce para a mão, menos a mão interfere nas coisas. Estas diluem-se em palavras que, por sua vez, se diluem em música. “Na escrita, a música está em primeiro lugar. Toda a arte tende para a música e a música tende para o silêncio. A tendência é para o silêncio, procurando expulsar as palavras dos livros. Atrás das palavras, e entre as palavras está a palavra silêncio. Como nos quadros de Vermeer. O   tempo infiltra-se através das fissuras dos quadros de Vermeer como um mistério noutro mistério.”

A entrevista termina. Por um instante, fez-nos esquecer o ruído das bombas lançadas sobre Aleppo, os miados dos gatinhos que vão esfolar-se para as primárias de esquerda, os ruídos das botas dos novos cow-boys americanos e o fim do reinado da dinastia Eduardo dos Santos.


Paul-Henri Moinet
20.12.2016

traduzido por Olga Maria Carvalho Santos Fonseca

1 de novembro de 2015

O Estado de São Paulo «A ficção biográfica de Lobo Antunes»

Autor considera ‘Não É Meia-Noite Quem Quer’ sua obra mais pessoal


Do outro lado da linha, a voz soa acabrunhada – um dos mais importantes autores da língua portuguesa, António Lobo Antunes parece reforçar sua fama de não gostar de dar entrevistas. “Sobre qual livro vamos mesmo conversar?”, questiona e, depois de ouvir o título Não É Meia-Noite Quem Quer, a 28.ª obra de uma carreira notável, é quase possível vê-lo dar de ombros, mesmo estando em Lisboa. “Não tenho o que falar. Jamais releio meus livros e, ao final, são todos iguais para mim.”

O que poderia ser desanimador é, na verdade, um estímulo – aos 73 anos, Lobo Antunes é uma celebridade em Portugal, reconhecido onde quer que vá. Vários motivos explicam. Primeiro, sua literatura – para ele, a perfeição está longe de ser alcançada, daí sua escrita estar sob constante evolução, notadamente subversiva e radicalmente original. Não é para ser degustada e, sim, devorada.

Em segundo lugar, sua simpatia. Sim, António Lobo Antunes transborda charme. Já se tornou célebre a participação de Lobo Antunes na Flip de 2009. É essa mesma candura que move agora a conversa com o Estado. Como de hábito, Lobo Antunes relembra a importância da literatura brasileira em sua formação. “Meu avô nasceu no Brasil e, em sua biblioteca, aprendi muito com Monteiro Lobato, Machado de Assis, Raul Pompeia.”

Em seguida, relembra sua admiração por Drummond (“versos perfeitos”), cobra mais atenção à obra de Paulo Mendes Campos (“cronista exemplar”), Jorge de Lima (“Invenção de Orfeu é notável”) e Mário Quintana (“poeta brilhante, mas pouco lido”). Pergunta sobre o amigo Rubem Fonseca (“continua a caminhar por Copacabana?”), relembra com saudade de Jorge Amado (“um dos homens mais gentis que conheci”) e venera João Cabral de Melo Meto (“um poeta que não tem antecessores – parece que nasceu do nada”).

edição Alfaguara Brasil
Já tomado pela nostalgia e por seu natural lirismo, Lobo Antunes começa a falar mais detalhadamente sobre Não É Meia-Noite Quem Quer. Publicado em 2012 em Portugal, o livro provocou-lhe lágrimas enquanto era escrito. “Não porque me comovesse a história, mas porque as palavras fluíam, as frases saíam perfeitas. Tinha a sensação de que o livro me era ditado e que a esferográfica não tinha a mesma velocidade da voz que dizia as sentenças.”

Apenas uma vez tal milagre acontecera – em 1980, quando viajava da cidade de Aveiro para Lisboa, chegou com o livro Explicação dos Pássaros praticamente pronto. Lobo Antunes relembra com imenso prazer a sensação: era como se o enredo enchesse todo seu corpo, com as palavras correndo nas veias como o sangue.

Habitualmente, o processo é mais demorado, doloroso, com muita reescrita e fracasso. “Escrever é um trabalho que se faz por paixão, com muito sacrifício, com muitas olheiras”, já disse, certa vez, Lobo Antunes, que emenda, agora, com uma frase de Cardoso Pires: “É preciso que a gente sofra para que o leitor tenha prazer”.

Não É Meia-Noite Quem Quer é a história de uma mulher, cujo nome não é revelado. Professora, separada, 52 anos, vítima do câncer de mama, ela decide, em um fim de semana, despedir-se da casa em Peniche, onde cresceu ao lado dos irmãos. Ao chegar, é tomada pelas memórias, relembrando desde impressões da infância como o suicídio do irmão mais velho. A acção se passa em três dias, divididos em dez capítulos em que Lobo Antunes se aproveita do irregular fluxo de memória da personagem para exercitar seu estilo precioso – sem qualquer preocupação com a evolução cronológica da história, apresentando os personagens à medida em que são evocados pela lembrança.

Lobo Antunes considera-o seu livro mais autobiográfico. “Minha impressão é a de que estive a falar o tempo todo de mim, do princípio ao fim. Fiquei com a sensação de que me conheço melhor”, comenta ele, que se confessa leitor compulsivo. “Os livros dizem muito sobre nós mesmos. Com o tempo, aprendi que os livros maus falam, os bons, ouvem.”

Apaixonado por seu ofício, Lobo Antunes jura ter muito respeito pelos artistas. Afinal, a herança de um povo é sua cultura. “Os heróis nacionais não são políticos ou economistas – são Shakespeare, Camões, Cervantes.”


31.10.2015
texto de Ubiratan Brasil

20 de novembro de 2014

Visão - «Não tenho muito jeito para viver»

Visão
texto de Sara Belo Luís
13.11.2014


Como são os dias de alguém que dedica uma vida inteira à escrita? No momento em que chega às livrarias Caminho Como uma Casa em Chamas, aqui fica o relato de uma entrevista com o escritor, entrecortada com "a pavorosa realidade" do quotidiano.

foto de Gonçalo Rosa da Silva
Não gosta de conversas, de entrevistas então ainda menos. "A única coisa a que os leitores têm direito são os livros", costuma afirmar António Lobo Antunes, 72 anos. Com isto, o escritor quer dizer que o que importa é a literatura. E também que não se esperem grandes revelações sobre a sua vida privada: "Tenho relações de intimidade com duas ou três pessoas." Do dia a dia de Lobo Antunes há apenas algumas coisas que perpassam nas crónicas que publica na Visão, sobretudo nas que se aproximam mais do género diário pessoal.

"Eu só sou o António Lobo Antunes com o papel na mão. Sem o papel na mão, sou um chato."

Não, não é um chato. Apesar de todas as angústias, António Lobo Antunes mantém um sentido de humor de que vale a pena falar. Adora uma pequena história, um diálogo sem nexo, uma incongruência divertida. É capaz de se rir até às lágrimas de uma frase possidónia proferida por alguém, não importa quem. E de voltar a contá-la, acrescentando-lhe uma graça que nem todos poderão gabar-se de possuir. Lobo Antunes tem, isso sim, uma vida rotineira, uma vida de dedicação total à escrita. E, ao mesmo tempo que diz  escrever porque não sabe fazer mais nada, também é capaz de dizer que está cansado de tudo. 

"No princípio só vinha para aqui escrever. Já estou farto, apetece-me mudar de sítio. Nunca aguento muito tempo numa casa. Passado uns tempos, começo a ficar cansado. Não sei o que é e, sobretudo, não sei até que ponto é que quando estou a dizer que estou farto desta casa, não posso estar a dizer 'estou farto de mim'."  

Vem aí uma daquelas alturas. António Lobo Antunes já acabou de escrever a primeira versão do livro (o terceiro depois deste que agora chega às livrarias, Caminho Como uma Casa em Chamas, sendo que, pelo meio, ainda terminou outro, que sairá no próximo ano) e tem em cima da sua mesa de trabalho um monte de folhas A4 que é preciso rever e cortar, cortar e rever. Anda às voltas com uma personagem, uma surda-muda que lá aparece. E lembra-se dela, a propósito de nada, antes de, na Avenida de Roma, entrar para o dentista onde há meses passa duas tardes por semana.

"- Não tenho muito tempo livre.
- E o que faz nos intervalos dos livros, quando não está a escrever?
- Coisas inconfessáveis [risos]."

Os dias estão mais frios e, às quintas-feiras, já não há jantar em casa dos pais, em Benfica. A mãe, Margarida, morreu quase há dois meses; um dos irmãos, Pedro, vai fazer um ano. Na semana passada, pela primeira vez depois da morte da mãe, o seu irmão João, o neurocirurgião, convidou os manos para jantar. Da casa da infância, António Lobo Antunes só quis trazer uma fotografia da mãe. Tem-na, emoldurada, nova, bem vestida e elegante, rodeada de estantes com livros até ao tecto, de frases escritas na parede, de quadros pintados por Júlio Pomar.

"Nos hospitais, vi muita gente morrer, mas nunca vi ninguém chamar pelo pai. Agora olho para aquele retrato e penso: é a minha mãe. Só com a morte dela é que me dei conta da sua importância. Há aquela frase de Conrad tão dramaticamente verdadeira: tudo o que a vida nos pode dar é um certo conhecimento sobre ela que chega tarde demais." 

Impressiona qualquer um, a quantidade de frases que António Lobo Antunes sabe de cor. Poemas, bocados de livros, diálogos, histórias. Sim, memória de elefante. As suas entrevistas estão cheias de citações, como se houvesse sempre uma à medida de cada pergunta jornalística. Já se disse aqui que não gosta de entrevistas, "uma espécie de interrogatório policial" (acha o próprio) durante as quais o alegado suspeito não larga a sua personagem (acrescentamos nós). E este, em concreto, diz apenas o que quer. Nos últimos tempos, por exemplo, tem-lhe apetecido dizer mal do Governo. 

"Os portugueses merecem muito melhor, merecem muito mais do que o Governo que têm, muito mais do que a maneira como os obrigam a viver. Já ouviu um discurso do primeiro-ministro? A quantidade de erros de português que ele dá... Como é que podemos ser governados por pessoas que nem sequer sabem falar português? Não posso com esta mediocridade, com este vazio de ideias, com esta mentira constante. 'Decisão irrevogável'? O meu pai nunca admitiria que um filho seu voltasse atrás com a palavra. E isto passa-se no mundo inteiro. Há pouco tempo, George Steiner comentou comigo que nenhum dos bons alunos de Cambridge ia para a política: só os medíocres vão para a política." 

António Lobo Antunes sobreviveu a mais um cancro. A dois, um em cada pulmão. O médico que o assistiu disse que o curava - e curou. Faz exames regulares, come rebuçados de mentol para ver se consegue reduzir o número de cigarros que ainda fuma. Fica com a boca impregnada de mentol. E continua a fumar. "Dá-me prazer." Tirando as viagens ao estrangeiro, sempre por causa dos livros, pouco sai de casa. Não vai de férias, nem de fim de semana (houve um tempo em que, como os magalas, tirava as tardes de sábado).

"Não tenho muito jeito para viver. E acho que os livros são a minha redenção." 

Escreve dez horas por dia, sete dias por semana, com uma disciplina que poucos escritores no mundo devem ter. E a vida só existe assim. Umas vezes, os livros são tudo. Outras vezes, são "só papéis": "O que é isto comparado com a pavorosa realidade de, daqui a nada, estar no dentista?". É capaz de fazer, de enfiada, seis crónicas, "prosinhas", para depois regressar ao livro sem interrupções (o galope é outro, já explicou várias vezes). Almoça num dos cafés do bairro onde vive, o Conde Redondo. O prato do dia e, muitas vezes, uma sobremesa (tem gostos de garoto, pede leite-creme ou mousse de chocolate). Recebe visitas de meia dúzia de pessoas, três filhas, amigos, a editora Maria da Piedade Ferreira. E telefona a outra meia dúzia. De resto, está sempre ali, a escrever. Contabilidade bibliográfica: 25 livros (não quer que lhes chamem romances), mais cinco volumes de crónicas.

"A presença das pessoas não me incomoda nada. Desde que não falem comigo, escrevo em qualquer sítio. A Agustina dizia que, se fosse preciso, até escrevia numa cabina telefónica." 

Conta-se que, quando terminava um livro, Iris Murdoch dava uma volta ao quarteirão e começava logo a escrever outro. No caso de António Lobo Antunes, os intervalos entre os livros duram três ou quatro longos meses. Nessas alturas, lê tudo o que apanha. Romance, ensaio, poesia. O que quer voltar a ler, o que gosta muito de ler (Tolstoi e Dostoievski, ditos com a bonita pronúncia que um amigo, professor de literatura russa, lhe ensinou), o que vai saindo, o que lhe mandam. É um grande leitor. 

"Quando uma pessoa tem talento, percebe-se logo. Às vezes até na cara se percebe. As pessoas com talento têm uma certa aura. Marlon Brando pode estar metido num cantinho da tela, mas nós só reparamos nele quando olhamos para lá. Uma vez, vi Chagall a pintar os tectos da ópera de Nova Iorque. Era um homem de 80 e tal anos, pequenino, feiíssimo, estava sentado no chão a trabalhar e, no entanto, eu não consegui tirar os olhos dele." 

Depois, há um dia em que marca uma data no calendário, para se obrigar a si próprio a começar. Não faz concessões de espécie nenhuma. As personagens não têm nome, os livros não obedecem a um plano organizado, têm o número de páginas que precisam de ter. Nas entrevistas, fala pouco ("Não tenho nada para dizer") e quase nada sobre o livro que é suposto ser promovido. Tem por hábito citar D. Francisco Manuel de Melo: "De que trata o livro? O livro trata do que vai escrito dentro."

"Gosto das pessoas que têm cara de quem vive. E isso não tem a ver com beleza. Normalmente, as pessoas que eu acho atraentes não são bonitas, têm um charme lento, que eu não sei explicar. Acontece-me o mesmo com as cidades. Não gostei nada de Paris nas primeiras vezes que lá fui, mas depois, a pouco e pouco, aquilo vai entrando dentro de nós. Não há nada a fazer, o talento é como um berlinde na mão, ou se nasce com ele ou não se nasce. O grande Curro Romero (conhece Curro Romero, o imortal toureiro?) tinha uma frase que explicava isto: o que não se pode não se pode e, além disso, é impossível." 

Lobo Antunes mudou-se para o Conde Redondo há meia dúzia de anos. Começou por escrever num rés do chão transformado em atelier de design que pertencia a um primo bastante mais novo (José Maria Nolasco, que, entretanto, morreu). Era um sítio escuro e frio, no inverno chegava a escrever de luvas e casaco. Depois, Tereza Coelho, a sua antiga editora, que também já morreu, descobriu a casa onde hoje vive ("onde estou", prefere dizer) e insistiu em que ele viesse para aqui. 

"Comprei esta casa com o dinheiro de uma tradução de um livro que vendi para Espanha."

A casa - num prédio recuperado, com grandes janelas a toda a largura da fachada - não fica longe do Hospital Miguel Bombarda, onde, quando ainda exercia psiquiatria, passava muito do seu tempo. Isso, agora, já não lhe diz nada. Entra e sai da garagem e, quando sai a pé, não passa do virar da esquina (isto não se devia divulgar, mas atravessa a estrada fora da passadeira, quase sem olhar). Quando alguém, seu leitor, se aproxima, fica satisfeito. 

"É agradável as pessoas gostarem do nosso trabalho. Temos uma sede infinita de amor. E de reconhecimento. Por muito certos que estejamos do nosso talento e da nossa capacidade de escrever."

E agora que - graças a um super-aparelho que lhe "ressuscitou" um ouvido quase morto - ouve melhor, já nem tem a desculpa da surdez para fingir que não ouve.


entrevista publicada na edição 1132
13.11.2014

25 de outubro de 2014

Revista SÁBADO: António Lobo Antunes na Roménia (reportagem)

REVISTA SÁBADO
nº 546 16 a 22 Outubro 2014

Reportagem de Marco Alves


A poucos dias de ser lançado um novo livro, a SÁBADO foi com António Lobo Antunes até à Transilvânia, na Roménia, onde durante três dias o escritor mostrou um lado surpreendente. Chorou, riu, cantou e confessou-se.


Assim que termina a conferência na Faculdade de Letras da Universidade Babes-Bolyai de Cluj, António Lobo Antunes tem o impulso de sempre: vai ao bolso das calças, tira um maço de Marlboro e acende um cigarro. Uma mão apoiada na perna, a outra na mesa, é notório que fumar lhe dá prazer.
No corpo de 72 anos, que agora se move pesadamente, tinha já ratado (a expressão é sua) um cancro nos intestinos. Mais tarde, apareceria outro cancro no pulmão direito, e ainda veio mais outro, que se dedicou ao pulmão esquerdo. "Tive três cancros e sobrevivi. Tive imensa sorte", diz-nos. "As doenças estão todas curadas, mas saíram-me do pêlo. Foi duro..." Fumava quanto? "Quase dois maços [por dia]. Estou a tentar reduzir... Mas não se preocupe, não tem nada a ver com isso."
Não é a única vez nestes três dias que passou na Roménia que Lobo Antunes fuma sem se importar se o podia fazer ou se dava uma boa imagem. Ali, na faculdade, fá-lo perante um auditório de estudantes e professores - em Portugal, por exemplo, já fumou numa entrevista na televisão.
Na Roménia, nunca lhe disseram nada sobre os cigarros - só numa biblioteca no interior da Transilvânia é que não pôde fumar, mas só por causa dos alarmes. A reverência com que foi tratado pelos romenos incluia essa tolerância. Percebia-se o entusiasmo perante um homem que dali a umas horas poderia estar nos jornais do mundo inteiro como novo Nobel da Literatura, mas que antes disso, agora mesmo, está a passar uns dias em Cluj a apertar-lhes as mãos, a autografar-lhes os livros e a encher-lhes a sala de fumo.
A palavra Nobel aparecia em todo o lado: nos artigos que os jornalistas romenos fizeram da sua visita, nos cartazes do Festival Internacional do Livro da Transilvânia, nas perguntas que lhe faziam e nos discursos oficiais. O rótulo Nobel, o estatuto de celebridade, parecia valer mais do que a obra - na Roménia, apenas seis dos seus livros estão traduzidos. Tudo o oposto do que Lobo Antunes defende, ele que gosta de dizer que "o que interessa são os livros, não é o autor".
Na véspera da atribuição do prémio encontramo-nos com Lobo Antunes a jantar no hotel. A dada altura, a mulher, Cristina Ferreira de Almeida, levanta-se. "Vou ao quarto buscar o telefone, deixei-o a carregar. Just in case [para o caso de]..."
A razão é simples: Lobo Antunes não tem telemóvel. "Nunca tive. Também nunca tive computador. Não sei mexer naquilo." E segundo ele, a Academia sueca liga na véspera. "Não ganho... se ganhasse já tinham telefonado. Vão dar ao queniano [Ngugi wa Thiong'o]. Ligam na véspera porque têm de dar ao tradutor o discurso. Por acaso o Mario Vargas [Llosa] só soube uma hora antes. Ele telefonou-me logo."
Perguntamos-lhe se ficaria contente por receber o Nobel. "Sei lá..." Pela cara que faz percebe-se que não é um "sei lá" dissimulado, é um "sei lá" que quer dizer "como posso saber a minha reacção a um acontecimento se ainda não passei por ele?". Mas deixa uma pista: "Até agora não tenho sido uma pessoa especialmente alegre."
Lobo Antunes viria a saber da atribuição do prémio ao francês Patrick Modiano quando já estava em viagem para Lisboa.


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6 de setembro de 2014

Entrevista a José Alexandre Ramos sobre o projecto «António Lobo Antunes na Web»

Entrevista de Joana de Paulo Diniz a José Alexandre Ramos, sobre o projecto António Lobo Antunes na Web - Agosto 2014 - Porto

Agosto de 2014 e o Verão a fazer-se de difícil. Nada que me impeça, porém, de visitar a minha cidade natal, o Porto, e re-encantar-me com a sua beleza feita de luz sombra granito e neblina. E com um outro objectivo, tentado outras vezes antes e sempre recusado: entrevistar a pessoa que idealizou este projecto de, segundo as suas palavras, afirmação da obra de António Lobo Antunes na internet. Modesto e tímido, como quem nada tem a dizer, indeciso sobre "se vale a pena uma coisa destas para a página", José Alexandre Ramos deixou-me que o convencesse. Penso, e ele acabou por concordar comigo, que faz todo o sentido de, passados praticamente dez anos desde que iniciou este projecto (completa-os no dia em que o Lobo Antunes fará 72 anos [dia 1 de Setembro]), saber o que tem ele a dizer da sua experiência. Fim de tarde bem passada, numa esplanada à beira-rio que ele confessou já não desfrutar há imenso tempo, sorvendo devagar um gin tónico, conversamos sobre isto de ter uma página na web sobre o escritor que tanto admira. Munida de um telemóvel e bateria extra para a enventualidade de a tecnologia malograr a intenção, fiz as perguntas que achei necessárias (nem todas, que a conversa acabava desviada) e ele foi respondendo, sempre naquela teimosa e humilde atitude de que a sua pessoa não é importante. "Nem penses que vais colocar fotografias!", advertiu-me quando lhe tirei o retrato. Aceitei. Fica apenas o texto. Agora que terei de parar por tempo indeterminado a colaboração que tenho dado ao projecto, decidi que algo novo havia de ser feito. E, como arrancado a saca-rolhas, lá consegui que José Alexandre Ramos fosse, por uma vez, o centro das atenções num sítio que afinal é dele, mas onde só se fala de António Lobo Antunes. Que, por sinal, é o seu escritor preferido, de há muitos anos.

...............

Joana de Paulo Diniz (JPD) - Há muito que tive esta ideia de entrevistar-te, mas só agora te dispuseste...
José Alexandre Ramos (JAR) - Vais começar a entrevista assim?!

JPD - Não tenho formação jornalísitica nem nunca fiz entrevista alguma... está mal?
JAR - Não tem que ver com estar bem ou mal... Vá... é que assim parece que o que é importante aqui sou eu, e a minha vontade, e não o projecto em si...

JPD - Sem ti e a tua vontade o projecto não existia...

[risos, mais de timidez do que por achar graça]

JPD - De qualquer forma, se calhar a pergunta até faz sentido com isso que dizes: negaste umas quantas vezes quando me surgiu esta ideia...
JAR - Estamos a ser redundantes... porque não sou eu, é o projecto. Também ele não exisitiria se não houvesse alguém na rede que referisse António Lobo Antunes e o que escreve. Principalmente o que escreve. O que eu faço, praticamente, desde o princípio, é reunir esse material disperso.

JPD - Surgiu assim, não é? Pessoas que escreviam em sites sobre Lobo Antunes e que resolveste compilar.
JAR - Em sites... em blogs, principalmente. Era o ano de 2004, e já havia muitos blogs na chamada blogosfera portuguesa. Mas, sim, foi por aí. Lia o António Lobo Antunes desde 1992 e - creio que foi por altura da publicação do "Boa tarde às coisas aqui em baixo", de que, confesso, tive alguma dificuldade ao início para o ler como devia ser...

JPD - Como assim?
JAR - Não sei, quando comecei a lê-lo não me prendeu tanto, como os outros... mas lá consegui. Penso que por ter referências a coisas que se passavam ou passaram em Angola de que eu sabia pouco, acho que foi isso. Bom, mas acabei por lê-lo com o mesmo prazer que li os anteriores... Acontece que, até então, eu era apenas um curioso na net, tinha feito algumas coisas, páginas e blogs, mas, sinceramente, acabei por não dar muita importância ao que se fazia e passava na internet.

JPD - Porquê?
JAR - Simplesmente porque achava, e continuo a achar, que isto na internet é tudo muito efémero, ou estamos sempre a mudar de sítio... vais naquela onda, toda contente, mas tens de ter noção que outras ondas virão, umas melhores, outras piores, mas... o imperativo, digamos assim, é saltar para essa outra onda que vem. Se não fazes isso, és colocada de lado...

JPD - Por essa razão queres o projecto em mais que uma frente, ou "onda".
JAR - Sim... não por uma questão de estar na moda, mais para que se não perca a referência, e que a página sobre o António Lobo Antunes [ALA] não acabe obsoleta... Se eu ainda continuasse com a mesma homepage do SAPO, creio que hoje não faria sentido... nem teria visitas, certamente.

JPD - Ok, mas voltando atrás: pensaste numa página com críticas a ALA, foi isso?
JAR - Foi um blog... era mais fácil. Quando terminei a leitura do "Boa tarde" quis saber da opinião de outras pessoas sobre o livro e, na altura, frequentava alguns fóruns... Chamam-lhe fóruns... uma plataforma em que as pessoas responsáveis por essas páginas colocam assuntos de discussão e os utilizadores respondem ao tema... Nessa altura frequentava um que, embora houvesse bastantes tópicos literários, nada encontrava - ou muito raramente e quase sem grande discussão - algo sobre os livros de ALA. Acabei por colocar um tópico, penso que sobre aquele livro - não estou bem certo se sobre o livro ou se sobre os livros de ALA de uma forma geral...

JPD - E tiveste muitas respostas...
JAR - [risos] Nada! Qual quê?! Nada! A adesão foi quase nula. Não sei se por eu ser um utilizador novo daquele sítio, se por ser sobre ALA... Tenho a impressão que as pessoas que frequentavam aquele fórum nem eram sequer admiradores de autores portugueses...

JPD - E então?...
JAR - Como não tive resultados ali, fui procurar e, para espanto meu, encontro logo à cabeça uns dez artigos brasileiros a falar sobre livros de ALA...

JPD - Procuraste no Google, ou parecido?
JAR - Acho que sim, procurava em vários motores de busca, mas creio que foi no Google, sim...

JPD - Opiniões de leitores brasileiros...
JAR - Sim! Os primeiros resultados apontavam para artigos de "revistas on-line" brasileiras que se referiam ou a um livro, ou à obra em geral.

JPD - E começaste a coleccioná-los.
JAR - Ia colocando nos favoritos do navegador. A certa altura eram tantas as páginas nos favoritos que acabei por ficar com aquilo "desarrumado"... já não sabia o que tinha lido e o que me faltava ler. Então, surgiu a ideia de compilar essas ligações - com um menu dos títulos de cada artigo - num blog. Sempre que encontrava algo novo, acrescentava um post e colocava os links... Organizado por temas, era o que me preocupava, para não me perder...

JPD - Mas eram sempre brasileiros?
JAR - Não, depois fui descobrindo páginas portuguesas... institucionais, blogs pessoais ou colectivos, outros fóruns, etc. Havia mesmo muita coisa. E também percebi que havia páginas em espanhol... Bom, no fundo, tinha que ver com as palavras que colocava na procura, eram em poruguês, tipo "opinião sobre" tal... ou "resenha", que é uma palavra que os brasileiros usam mais que nós... é evidente que me surgiam mais resultados em português, fosse de cá ou do Brasil, e algumas vezes, em espanhol.

JPD - Avançando, quando é que o projecto de uma página sobre ALA surgiu mesmo?
JAR - Aí mesmo. Eu ia colocando os links sobre os artigos que ia encontrando mas já a pensar que o melhor era ter esses textos num só sítio para que eu e outras pessoas pudessem ler em vez de procurar aqui e ali... até porque houve alguns artigos que perdi. Lá está: a tal efemeridade das coisas na net. Então, há dez anos, as coisas ainda eram algo provisórias e/ou improvisadas. Páginas e blogs pessoais duravam pouco tempo, caducavam, não sei... ou as pessoas deixavam de lá escrever, ou, por que se procurava serviços gratuitos e com poucas garantias, algumas páginas, e blogs, deixavam de existir. Foi então que pensei que fazia todo o sentido transcrever esses textos numa só página e, mesmo que os links de onde eles vinham caducassem, eles, os textos, continuariam disponíveis ali. Como tinha conhecimentos de html, para fazer uma simples homepage, fui, com muita paciência, fazendo esse trabalho. Que era praticamente de "copy/paste", seja dita a verdade. Mas levava o seu tempo, organizar por tópicos, etc.

JPD - Já não era só sobre os livros, também entrevistas...
JAR - Sim, tive a ideia de também "salvaguardar" entrevistas que iam saindo nos jornais e as colocavam on-line. Só mais tarde é que me dispus a transcrever do que saía só em papel para a página. Até entrevistas televisivas. Havia poucas ferramentas para transformar o vídeo num ficheiro audiovisual, que pudesse ser carregado. Tanto que, o que possivelmente ia existindo, fora do Youtube, era bastante grande para caber nos poucos "megas" de espaço que os serviços de hospedagem de sites ofereciam.

JPD - A adesão foi grande?
JAR - Também para meu espanto, foi mais do que esperava. Eu não sei dizer se foi, ou se é, actualmente, uma adesão grande, ou que haja bastante procura. Comparando com outros sítios não é, mas como podemos comparar um sítio que tem essencialmente opinião de leitura sobre os livros de um escritor com outro sobre... enfim, culinária, viagens, fotografia, cinema, etc.? Ou até mesmo sítios de teor literário mas que abrangem mais que um autor e um estilo?... O que sei é que, na altura em que tive o site num alojamento pago, com o domínio web com que ficou mais conhecido - "ala.nletras.com" -, era uma referência na net. Referido em blogs pessoais e colectivos, sites de instituições como o IPLB, na Wikipedia, até mesmo num site da Leya... e resultado de topo quando se procurava o nome do escritor no Google. Por isso tudo, creio que teve uma boa adesão; se grande ou pequena para uma página daquelas não sei avaliar, mas foi muito mais do que eu estaria à espera.

JPD - Hoje já não é assim...
JAR - Não... também porque o projecto esteve um ano suspenso. Por outro lado, o facto de ter deixado esse tal domínio "ala.nletras.com" resultou em que muitos dos visitantes achassem que simplesmente a página havia acabado, apesar de ter alertado para a mudança.

JPD - Por que foi essa mudança?
JAR - Cheguei à conclusão que não fazia sentido estar a pagar um alojamento para um sítio que começava também a ficar...ia a dizer obsoleto, mas não é nada disso. O que acontece é que os meus conhecimentos na área de programação e construção de páginas web é quase elementar, e então enfrentava muitas dificuldades como, por exemplo, tornar aquilo mais dinâmico. Ser mais prático quando o editava. Mais concretamente: num dos picos de maior afluência que é quando ALA publica novo livro, e dá entrevistas, se tivesse alguma informação que quisesse partilhar logo, tinha ainda de trabalhar essa informação, ver onde cabia, saber o que retirar caso necessário, e isso demorava tempo... E mesmo assim, dependendo do sítio onde fizesse sentido colocar o texto, ou o que fosse, nem sempre ficava visível ou destacado o suficiente... ou como desejaria.

JPD - E um blog veio solucionar isso.
JAR - Sim. De uma forma geral, na estrutura de um blog, quando colocas um artigo novo, essa informação é a primeira que se apresenta ao utilizador. Ficou realmente resolvido o problema. Portanto, voltando à questão, embora durante um ano tivesse a homepage "nletras" a funcionar a par com o blog, que começou por ser apresentado como um apêndice ao site, uma espécie de feed de notícias, cheguei à conclusão que não precisava da homepage e ter o custo do alojamento, já que tudo podia caber no blog, ainda com essa vantagem, que as várias plataformas de blog passaram a oferecer, que é a de ter menus à parte do corpo central dos artigos colocados diariamente.

JPD - Mas nunca deixaste de ter uma homepage, que hoje é "ala.pt.la"...
JAR - Por considerar que era bom ter um local que apresentasse o projecto, tipo cartão de visita, embora não fosse lá nada colocado, tudo era redireccionado para o blog. É assim que continua, 
actualmente, a par da página de facebook. Há forma de num só sítio fazer tudo, homepage, blog e mais não sei quê. Porém, nesse campo tenho conhecimentos técnicos limitados e, pior que isso, pouca disponibilidade de tempo.

JPD - Na cronologia da página de facebook explicas que quando o site foi suspenso...
JAR - Não quero falar sobre isso. Já não tem importância.

JPD - Não cheguei a formular a questão...
JAR - A razão de ter suspendido? Razões particulares. Aconteceram várias coisas, simultaneamente. Assuntos particulares misturados com um mal entendido que envolveu a primeira página de facebook. Senti-me desamparado em muitos sentidos e resolvi parar. Mas, apesar de ter chegado a eliminar o blog, acabei por manter o seu conteúdo num blog novo, com outro endereço. Foi apenas esse o meu pecado, ter tido o impulso de apagar o blog para não pensar mais naquilo, mas não se apaga oito anos de trabalho assim, nem se deixa de pensar, de maneira que deixei todo o material disponível, apenas sem actualizar.

JPD - Está bem, fica então a explicação para quem, eventualmente, ao ler esta entrevista, tenha alguma dúvida sobre isso. Mas a minha questão era outra, falei na suspensão porque, quando a ela te referes nos eventos cronológicos da página de facebook, dizes que havia planos para fazer o site em outras línguas... Isso ficou de lado, ou ainda o queres fazer?
JAR - A sensação que tenho, olhando para trás, é que fui tendo cada vez maiores expectativas quanto ao projecto. Ambicionava ir muito mais além. Fazer versões do site - algo resumido, não tudo - em outras línguas era coisa que já estava a preparar, de facto. Ia avançar em castelhano, como uma espécie de agradecimento aos colaboradores e leitores que falam esse idioma e que escreviam ou escrevem sobre os livros de ALA. Depois era só replicar para inglês e talvez francês. Mas sabia que 
teria de procurar ajuda. A trabalhar sozinho não ia conseguir, evidentemente.

JPD - Acabaste por desisistir, então...
JAR - Não é desistir, é ir mais devagar. E, com paciência, encontrar pessoas que se voluntariem para me ajudar a levar adiante essa e outras iniciativas mais arrojadas. Basta que sejam pessoas com grande vontade de trabalhar nisto, sem pensar em compensações e, vá, que tenham a mesma paixão que eu. Ah, e tempo, disponibilidade, isso é muito importante.

JPD - Para finalizar, uma questão que é inevitável: como reage António Lobo Antunes a este trabalho que fazes? Com certeza haverá, entre os seguem o projecto, quem gostasse de saber...
JAR - Já me fizeram essa questão várias vezes. Os mais próximos penso que sabem qual é a opinião do escritor. No entanto, não posso dar um resposta simples. Não é que seja algo de complicado, mas convém que as pessoas percebam, antes de tudo, que esta inciativa é particular, e o trabalho feito foi, e é, para os leitores de ALA. Há dez anos não pensava como reagiria o escritor sobre o que eu tinha em mente. Era tudo muito claro: recolher opiniões sobre a sua obra, ponto. À medida que o site foi crescendo, e a responsabilidade maior, no sentido de eu próprio me pressionar para fazer o melhor que podia, começou a gerar dúvidas em mim. Como disse, passou a ser, na net, uma grande e única referência sobre ALA. E sempre afirmei que se fosse do desagrado dele, eu parava. Isto é, parava de querer ir mais além, e ficava-se por conter as tais opiniões de leitura, sem mais nada. A primeira reacção que tive não foi dele, mas das filhas. Publicaram o livro das cartas da guerra [D'este viver aqui neste papel descripto - Cartas da Guerra, organização de Maria José e Joana Lobo Antunes, Dom Quixote, 2005], e, não sei como foi, souberam do site, na altura ainda alojado no SAPO. Elogiaram, agradeceram, até me forneceram dados mais concretos para o esboço biográfico que eu tinha no site. Apesar de ser por via indirecta, sentia que havia uma espécie de aprovação, pois se as filhas sabiam disto, possivelmente ALA também já sabia; e se não era contra, para mim bastava. Continuei a trabalhar, até chegar ao momento em que na net tanta gente referia o "site não oficial de António Lobo Antunes". Já o conhecia pessoalmente, das apresentações de livros e sessões de autógrafos, mas nunca me tinha apresentado como aquele que estava por trás do tal site não oficial. Sentindo uma certa "pressão", e continuando com aquela coisa de não querer ser abusivo e de nada fazer contra a sua vontade, resolvi, e pela primeira vez, escrever-lhe. Eu, por natureza, sou pessoa que não gosta de incomodar quem quer que seja e, apesar de ficar tentado algumas vezes, rejeitei sempre isso de lhe escrever - para dizer o quê? - e mesmo abordá-lo pessoalmente. Afinal, e já que o trabalho era para os seus leitores, que importância teria para ele um site de internet sobre a sua obra? Ainda por cima quando ele dizia publicamente que nem sabia mexer num computador! Porém, chegado esse momento em que tinha muita atenção virada para o meu trabalho, lá decidi escrever-lhe e dizer o que fazia. Nem sequer estive à espera de resposta, senti que tinha feito o correcto, que era: faço isto sobre si e seus livros, espero que seja do seu agrado, se não for diga-me. Passadas nem duas semanas recebi a resposta, e foi a primeira vez que senti orgulho, sem vaidade, do que tinha até ali feito. António Lobo Antunes disse que já conhecia o meu trabalho, que lho tinham mostrado e agradeceu muito. Não só agradeceu como se ofereceu para que lhe fizesse uma entrevista, via telefone, exclusivamente para o site. Fiquei, obviamente, muito contente. Fiz essa entrevista, no início de 2009, e meses depois, quando voltei a encontrá-lo pessoalmente, numa sessão de autógrafos - como sempe acontecia, nunca combinamos qualquer encontro -, mal disse o meu nome ele reconheceu e voltou a agradecer, conversamos como se sempre nos conhecessemos. A última vez que estive com ele foi em 2011, aqui no Porto, depois disso não falei mais com ele. A história é esta. Mais recentemente, fui contactado pela sua editora em que ele havia sugerido pré-publicar no site as primeiras páginas do livro que sai este ano. Disse-me a Maria da Piedade Ferreira, a actual editora, que ALA estava contente com o regresso do site, e é esta a última reacção. So far, so good. Para mim é o bastante.

JPD - E quanto ao futuro? O que vem a seguir?
JAR - A seguir vem outro dia, e depois outro, e mais outros seguirão. Vou continuar, mas desta vez sem fazer pressão sobre mim mesmo. Trabalharei com aquilo que surgir. Provavelmente vai acontecer, em Outubro, mais um pico de trabalho, com a publicação de Caminho como uma casa em chamas. Ou não. Não sei. 

JPD - E se lhe dão o Nobel? Aí vai ser um trabalhão, ou não?
JAR - Já estive mais preocupado com isso... mas ia ser um trabalhão mesmo, que nem é bom falar! Se acontecer ele receber o Nobel, espero que surjam colaboradores, ou não darei conta de toda a informação e dos eventos previsíveis... Ou então talvez venha a ser tão pacífico que nem dê assim muito trabalho, não sei! Insisto: tem de ser um dia de cada vez, já não faço planos.

JPD - Queres deixar uma mensagem aos que visitam e consultam as páginas do projecto?
JAR - Nada mais do que tenho dito sempre: partihem, colaborem, o mínimo que seja, toda a ajuda é bem vinda. Que continuem a ler António Lobo Antunes, e a sugerir os seus livros... sem isso, este projecto não fará sentido, como é óbvio. Ah, só para terminar: o projecto é sobre ALA e não de ALA. Não é ele que gere o blog ou a página de facebook, não é ele que está por trás de qualquer iniciativa ou decisão. Quando isso acontece - como foi o caso da pré-publicação do livro que sai este ano, é uma excepção devidamente informada, o resto é tudo da minha responsabilidade e da bondade dos colaboradores. Apenas isto. E obrigado por fazerem parte.

1 de novembro de 2008

Humor com ALA: Entrevista de Wanderley (Jel)

Ainda em Nova Iorque, Wanderley (Jel dos Homens da Luta), no programa da SIC Radical Vai tudo Abaixo, entrevista António Lobo Antunes como se fosse brasileiro e fazendo confusão (propositada) de ALA com José Saramago.

Crónica «Nós» com reflexão sobre a sua leitura por Olga Fonseca

Nós Não precisávamos de falar. Como ele dizia – Tu sabes sempre o que eu estou a pensar e eu sei sempre o que tu estás a pensar ...